http://www.saulieu.fr/modules/mod_image_show_gk4/cache/stories.slide_accueil_new.saulieu_silde_acc_01gk-is-121.jpglink
http://www.saulieu.fr/modules/mod_image_show_gk4/cache/stories.slide_accueil_new.saulieu_silde_acc_02gk-is-121.jpglink
http://www.saulieu.fr/modules/mod_image_show_gk4/cache/stories.slide_accueil_new.saulieu_silde_acc_03gk-is-121.jpglink
http://www.saulieu.fr/modules/mod_image_show_gk4/cache/stories.slide_accueil_new.saulieu_silde_acc_04gk-is-121.jpglink
http://www.saulieu.fr/modules/mod_image_show_gk4/cache/stories.slide_accueil_new.saulieu_silde_acc_05gk-is-121.jpglink
http://www.saulieu.fr/modules/mod_image_show_gk4/cache/stories.slide_accueil_new.saulieu_silde_acc_06gk-is-121.jpglink
Vous êtes ici : Accueil Tourisme Visites Musée François Pompon Le musée - François Pompon

Le musée - François Pompon

François Pompon, célèbre sculpteur animalier, naît à Saulieu le 9 mai 1855. La formation qu'il reçut, d'abord à Dijon en 1870 à l'Ecole des Beaux Arts, puis à Paris en 1875 à celle des Arts Décoratifs et le contexte artistique de l'époque l'incitèrent à se consacrer au portrait; l'on découvre avec surprise ses oeuvres de jeunesse autour de son buste sculpté par Martinet, son ami. Il y a là sa femme, sa mère, son père, son neveu... et son curé.

Excellent praticien, il fut engagé par les plus grands sculpteurs de l'époque: Dampt (1885), Mercié (1888), Falguière (1890), Rodin (à partir de 1890 et dont il devint de chef d'atelier en 1893), Saint-Marceaux (1890 à 1914).
En 1906, Pompon commence à se désintéresser de la figure humaine pour se consacrer à le représentation des animaux. Intérêt qu'il doit certainement autrement que par ses origines bourguignonne, à l'un de ses professeur, Pierre Rouillard, grand sculpteur animalier. Il trouve ses modèles d'animaux domestiques, l'été, à la ferme et dans les basses-cours à la campagne...
... et des animaux sauvages et exotiques, l'hiver, au Jardin des Plantes à Paris.
Sur son établi portatif Pompon modèle sur le vif, à la terre glaise, l'animal choisi qu'il retravaille ensuite dans son atelier.

François Pompon disait: "C'est le mouvement qui détermine la forme, ce que j'ai essayé de rendre, c'est le sens du mouvement. Au Jardin des Plantes, je suis les animaux quand ils marchent... Ce qui est intéressant c'est l'animal qui se déplace." Je fais l'animal avec presque tous les falbalas, et puis, petit à petit, j'élimine de façon à ne plus conserver que ce qui est indispensable". Le parti pris pour la simplification expressive des formes est proche de l'esthétique japonisante. Camille Claudel, que Pompon a rencontrée dans l'atelier de Rodin, l'aurait-elle initié à l'art de l'Extrême-Orient ?
Pompon élimine l'accessoire et le détail pour mieux traduire le volume et le mouvement.

Ses amis, René Demeurisse, un jeune peintre, le critique Robert Rey et le sculpteur Antoine Bourdelle conseillent à Pompon de travailler en grand. Son Ours Blancs grandeur nature connut un grand succès et rendit célèbre François Pompon au Salon d'Automne en 1922.

Colette admirait son ours : "la petitesse étrange de la tête, l'effilement pisciforme du museau destiné à percer es eaux couvertes, encombrées de glace..."

On vient de loin pour visiter l'atelier de Pompon ; on le décore de la Légion d'honneur. Mais la célébrité soudaine ne change rien à ses habitudes. "Quand vous avez un succès, conseille-t-il, enfermez-vous dans votre atelier et travaillez."
C'est ce qu'il fait. Il continue à modeler et à lisser ses animaux. Les commandes affluent. Il continue son œuvre de création, la renommée n'altéra pas sa modestie.
Pompon meurt à Paris le 6 mai 1933. Il a 78 ans. Aujourd'hui encore, à Saulieu, le grand Condor n'en finit pas de le veiller, lui et son épouse Berthe au chevet de Saint-Saturnin.

Vous êtes ici : Accueil Tourisme Visites Musée François Pompon Le musée - François Pompon